Une mutuelle particulièrement
adaptée aux salariés et retraités
des hautes technologies

Dossier thématique « Maladies / Pathologies »

Le syndrome de la fatigue chronique

Alors que le Syndrome de Fatigue Chronique (SFC) fait l'objet de nombreuses études chez la plupart de nos voisins anglo-saxons, cette maladie reste encore trop ignorée en France. Souvent considérés comme des malades imaginaires, les victimes du SFC souffrent profondément d'un manque de reconnaissance aussi bien de la part de leur entourage que des médecins.

Une du dossier

Partagez
ce dossier

D'où vient cette maladie ?

La fatigue chronique n'est elle-même qu'un symptôme, conséquence d'un autre problème. L'évolution des symptômes est très lente, elle s'étale le plus souvent sur plusieurs années. Le sommeil est de plus en plus mauvais.

Les troubles peuvent faire penser à une dépression mais contrairement à la personne déprimée qui ne trouve plaisir à rien, le "fatigué chronique" apprécie les bonheurs de la vie. En revanche, il s’épuise rapidement, ce qui entraîne des frustrations et un sentiment d’emprisonnement.

L'Organisation Mondiale de la Santé considère pourtant le SFC comme une maladie neurologique grave qui figure sur la liste américaine des maladies infectieuses nouvelles, récurrentes et résistantes aux  médicaments. Elle porte plusieurs noms, dont l'encéphalopathie myalgique.

En France, 150 000 personnes seraient victimes de cette pathologie, sans distinction d'âge (les enfants aussi peuvent en être atteints). Elle touche une personne sur 200 dans les pays industrialisés, dont 80% de femmes.

La cause du SFC étant loin d’être connue avec certitude, il n’existe pas de traitement spécifique ayant une efficacité clairement démontrée.

Comment la soigner ?

En pratique, les traitements visent à soulager les symptômes, à donner le maximum d’autonomie au malade et à maximiser ses capacités. Ils doivent idéalement respecter le rythme de la personne ainsi que ses limites.

Fatigue et mauvaise qualité du sommeil étant liées, il est donc nécessaire de commencer par améliorer le sommeil en évitant certains somnifères qui réduisent encore les phases de sommeil profond. Seul votre médecin pourra déterminer le mieux adapté.

Le SFC évolue de manière variable : ses manifestations les plus aiguës durent en général 2 ans et peuvent revenir de manière cyclique. Les symptômes ont tendance à diminuer avec le temps. Peu de gens guérissent complètement, mais progressivement la majorité d’entre eux retrouvent une bonne partie de leurs capacités.

Selon le Dr Grégoire Cozon, médecin immunologiste aux Hospices Civiles de Lyon,  spécialiste en France du SFC :

"Deux critères majeurs doivent mettre la puce à l’oreille :

  1. Un épuisement qui dure plus de 6 mois, sans aucune cause (ni pathologie, ni dépression)
     
  2. Les patients doivent décrire au moins quatre des huit critères mineurs suivants
  • difficulté à rester en position verticale (debout, assis ou en marchant), chute de pression en se levant, impression d’étourdissement, vertiges.
  • des troubles neuro-cognitifs (trous de mémoire, difficulté à se concentrer, irritabilité)
  • des maux de gorge à répétition, des ganglions dans le cou ou sous les aisselles.
  • des douleurs articulaires, des douleurs ou courbatures musculaires.
  • des maux de tête.
  • un sommeil non réparateur.
  • une fatigue durant plus de 24h après un exercice modéré.
  • manifestations neuro-endocriniennes."

Le diagnostic sera long à établir, nécessitant de nombreux examens médicaux. En effet, plusieurs maladies peuvent provoquer cette fatigue intense (à titre d’exemples : la fibromyalgie, l’hypotension, la mononucléose infectieuse chronique, l’hypothyroïdie et le syndrome de l’intestin irritable) .

 

Photo Nathanaël MERGUI pour la Mutualité Française

Nous contacter

Cliquez ici pour accéder à notre formulaire de contact et à nos coordonnées
Offre particulier
Offre particulier

La MMEI assure la couverture complémentaire santé de 14.500 personnes protégées.

En savoir plus...

122 rue de Javel 75015 Paris
Tél. : 01.56.09.09.74       Email : contact.mmei@mmei.fr